Avec peu, très peu, presque rien et sans argent, nous pouvons réaliser de belles et grandes choses. Vivre dignement. Partager, donner, recevoir, nous amuser à trouver les solutions les plus économiques, les plus respectueuses de l'environnement : moins d'achats = moins de déchets.

Marre d'a-jeter pour tout ch'ter ? On récupère, on recycle, on invente, on garde, on range, on trie... on invente, on crée, on rit. On réfléchit, on cherche, on regarde.

J'ai fait de moi-même mon métier. Je dis que je suis facteur. Hypnosophe... Plasticienne ? Artiste de la vie. Je ne trouve pas mon code APE. je ne rentre pas dans les cases. Et voyez-vous... Cela me rend très très heureuse.

Pour en arriver là, voilà comment j'ai fait :

J'ai eu pleins d'emplois, beaucoup de métiers.

Moi, ce que je voulais, c'est être comédienne. ça n'a pas été possible pour moi. ("C'est comme ça qu'on te dit nom de Diou")

L'opposition a été au moins aussi forte que mon désir. J'ai fini par plier. (A trois/quart, en fait.)

Alors j'ai fait d'autres choses, n'importe quoi.

N'importe quoi... mais toujours le mieux possible.

J'ai commencé à faire des études de communication, et puis partir en Allemagne être responsable de la communication externe d'une galerie d'art, et puis, à mon retour en France : chargée des relations publiques et de la vente des spectacles d'une compagnie de Théâtre Jeune Public : Coeur d'Artichaut-Théâtre, et puis secrétaire-chargée de production d'un collectif de musicien de Jazz : l'ARFI (Association à al recherche d'un Folklore Imaginaire), et puis administrative d'une Fanfare de Rue : La Grosse Couture, et puis j'ai participé à créer Manolo&Co, cirque itinérant en résidence de création partout.

Voilà, là, on est en l'an 20000.

et puis...

Et puis j'en ai eu marre d'être toujours dans la peur financière à jongler avec l'intermittence et je voulais... Des tickets restos. 

Alors j'ai fait de l'intérim. D'abord trier des enveloppes et puis faire des remplacements de secrétariat, et puis entrer comme assistante de gestion et puis au Crédit Agricole comme "explicative de comment on retire de l'argent aux distributeurs"..

.

Et là, j'ai 30 ans et un gros gros coup de blues.

J'en ai eu marre de ne pas me sentir à ma place dans le milieu tertiaire ou bancaire. Alors j'ai fait un bilan de compétences et (je vous la fait courte) j'ai repris le chemin des théâtres, des opéras, du cinéma... en me formant comme... Perruquier autodidacte.

J'ai travaillé pour l'Opéra, le cinéma, les compagnies de théâtre... en tant qu'Artisan à la Chambre des métiers de Lyon.

J'ai gagné des Prix, des bourses, j'ai été invitée d'honneur au Salon du Patrimoine du Carrousel du Louvre (s'il-vous plait !) et j'ai inventé des perruques pour des gens qui avaient le cancer à partir de leurs cheveux et en reproduisant leurs épis, j'ai reproduit une perruque du XVIII ème avec les techniques et les matériaux de l'époque en traduisant le Diderot-d'Allembert, et puis... Et puis c'est pas le tout d'aimer son métier, c'est bien difficile de créer et de gérer en même temps. J'ai cumulé énormément de dettes, j'ai fait faillite : ça m'était extrêmement difficile de faire payer les gens pour mon travail : qui, malade, pourraient payer le travail d'un artisan français qui a besoin de 500 heures pour faire une perruque ? (C'est le temps qu'il faut pour faire une perruque sur mesure en reproduisant l'implantation exacte d'une personne avec ses cheveux à elle.)

J'ai comblé mes dettes en reprenant le chemin du tertiaire...

Assistante de gestion, gestionnaire de convention tripartite avec le Ministère des Services à la Personne... Et puis erreur de parcours (pour cause de salaire tentant quand même)  par le MEDEF et AREVA... Gloups, il fallait manger et nourrir mes... 3 merveilleux enfants.

Et oui, désolée, c'était contre mes valeurs et convictions (écologiques, politiques et humaines), je me trouvaient en désaccords avec ce genre de structures et je suis entrée à Forum Réfugiés.

J'ai adoré le CHU (Centre d'Hébergement d'Urgence) où je me suis retrouvé, l'ambiance " camping à la KUSTURICA", le mélange des origines, tous ces gens qui arrivent, qui sont presque au bout de leur course à la survie mais pas tout à fait encore... Etre secrétaire au milieu des odeurs de repas qui se préparent, du linge qui sèche... Des enfants qui partent à l'école... Et de ses regards, ses sourires, de ceux qui ne peuvent pas communiquer avec la langue que tu parles...  

Mais là, pareil, au final. Pour moi : un rejet complet de cette Institution-là, de cette zone de "non-droit" que j'ai pu constater sur le terrain et très mal vivre.

J'avais 1000 idées d'ateliers, de projets auprès des gens, de chorale de tous les pays... De jardins partagés dans le bidonville... Mais ça, ça n'était en RIEN possible.

 

J'ai alors questionné la place que je proposais dans cette institution (avec un court mais conséquent AVC, ça calme.) : 

 

Pourquoi me proposer moi-même comme secrétaire alors que mes idées allaient davantage vers  le lien social, l'intégration, la mixité, l'échange, la réflexion autour des valeurs portées par notre République (laïcité, droits et statuts des femmes...)

J'ai alors postulé comme Animatrice Adultes dans un Centre Social, et j'ai été embauchée comme Chargée de Mission à la Vie associative à Montluel (01)

Parallèlement, je me formais déjà depuis plus de 10 ans, par intérêt personnel, à l'hypnose et autres Thérapies Brèves (Analyses systémiques, Analyse Transactionnelle, Psycho-généalogie, Constellations familiales, langage des Oiseaux...) et à tout moyen pour améliorer mes conditions de vie (FengShui, Décoration et aménagement d'intérieur...)

L'annonce d'une leucémie chronique (une sorte de sur-numération galopante des globules blancs entrainant une extrême fragilité du système immunitaire) en 2012 m'a abattue.

Mauvaise nouvelle, selon la médecine allopathique française : pas de traitements, la maladie évoluant extrêmement lentement - "on verrait donc dans une trentaine d'années pour une chimiothérapie finale".

Euh....

Je me suis alors documentée sur les médecines alternatives et les traitements de la leucémie chronique "ailleurs" et après 9 mois des programmes complets de nettoyage reins, foie, intestins et ant-parasitaires du Dr Clark et un programme de TaiChi, ChiCong et Do In : un constat indiscutable dans les analyses de sang : plus de leucémie chronique ! La médecine allopathique conclut alors à une erreur de diagnostic. Bon, ça arrive.

Et puis ce fût la déclaration du cancer en 2015. Le "vrai", le gros, le con.

Comment trouver le chemin en partant de "Pourquoi moi ?" à "Comment je me sers de ça ?"

 

Colère (désolée)

Au grands mots les grands moyens, du plus concret au plus "subtil"

- Opération d'un oeuf de poule dans le sein (non mais n'importe quoi)

- Radiothérapie (47 séances)

- Hormono-thérapie pour 5 ans.

Et surtout très vite, gestion des effets secondaires de tout ce protocole de destruction massive... On tire dans le tas, ben oui, y a des blessés chez les cellules saines ("c'est comme ça qu'on te dit nom de Diou !")

- Documentation intégrale sur l'alimentation, les métaux lourds, les perturbateurs endocriniens, les conservateurs, les additifs... etc, etc... et grâce à tout ça : la découverte des JUS DE FRUITS !

- Jeûne.

- Les huiles essentielles (essentielles) pour la peau, protection, réparation...

- les fleurs de Bach pour toutes ces émotions qui brassent

- les massages sonores de bols tibétains

et bien entendu... L'Hypnose, cette belle amie.

Comprendre pour ne pas rechuter...

Je suis donc entrée en exploration approfondie des éléments accessibles à notre connaissance sur la somatisation, le langage du corps, la libération émotionnelle, la technique TIPI...

Un cancer, ça bouscule.​ Tout le monde.

Rupture avec mon compagnon, déménagement, fatigue, congé maladie, manque d'argent, batailles avec les administrations, retrouver du travail pour subvenir aux frais non pris en charge... et bien sûr baisse drastique des allocations logement... Et HEUREUSEMENT ! Au coeur de cette tempête océanico-atlantique pas pacifique  : l'Amour retrouvé et exprimé des enfants de ma famille ; le soutien invertébré de ma mère ; l'écoute patiente et joyeuse de mon frère à toute heure et sa patate de Roi du pétrole... le soutien inattendu de personnes admirables auquel je m'attendais le moins, le départ de ma vie de "Grands Amis" qui n'en étaient pas, et... Les retrouvailles avec le Théâtre... : Un petit service rendu auprès de la Compagnie Premier Acte (Villeurbanne) et en échange... DES COURS DE THEATRE !!!! 

Des cours de théâtre... Moi... 35 ans plus tard. Presque... Wouah !!!....

Délais de traitement des dossiers CPAM et Pôle emploi...

Et l'algorithme de la CPAM qui finit par calculer mon droit à... 5,71 euros par jour. (euh... Vous êtes sûr ? Je crois me rappeler qu'un demandeur d'asile perçois 11, 5 euros par personne et par jour... Comment la CPAM peut arriver à 5,71 ??? (Avec un enfant à charge de 12 ans ? Ah oui, quand même ça fait... Un peu plus de 150 euros par mois, comme Ressources... Et en arrêt maladie, c'est vrai qu'on n'a pas le droit de travailler.... Well well well...)

 

Fatigue extrême, dépit. plus trop de colère. Plus grand-chose, dans le genre "envie"en fait.

Bon, rechute. (Voilà qu'elle se met à pondre des oeufs par la poitrine, la môme... Qu'est-ce qu'elle ne ferait pas pour se rendre interessante, on se le demande...)

Voilà les globules blancs qui se remettent à se sur-multiplier : angine, bronchite sinusite, asthme, oedème sur les cordes vocales, ah non pardon... Kyste... Euh... gloups : tumeur. Ah, et bien... Après une aphonie absolue pendant 3 mois ce n'était peut-être pas que "psychololo", (comme m'avait dit avec un clin d'oeil l'ORL, mais je n'avais pas beaucoup rit)

On arrive donc à :

OUF ! Logement social !!!

et

- RSA.

- CMU -Cmucs

- Tarif social EDF/GDF

- Carte TCL au tarif RSA (19 euros par mois)

- Aide aux communications téléphonique par la CAF

- Restos du coeur

...

Et VITE VITE GRAND NETTOYAGE avec le protocole de désintoxication des métaux lourds, Vitamine D, Probiotiques d'OligoSAnté + protocole de lutte anti-candida à fond, acuponcture, hypnose... 2 heures de Do In tous les matins, yoga, méditation... De la marche... La découverte du bouquin "les charmes de mon intestins" (à suivre...) 

et surtout LA grande décision :

 

on le sait, on le dit depuis longtemps, maintenant on le fait (et c'est pour ça qu'on est facteur, d'ailleurs):

24 heures de Kif par jour (plus, ce serait indécent), sinon rien.

Et des cours amateurs hebdomadaires de Théâtre. 

Nous sommes en 2017

CHANGEMENT COMPLET DE PARADIGME :

"Je ferai de mon art de vivre, l'oeuvre de ma vie"

et on verra bien si ça marche, au pont où on en est..

Vivre avec le RSA, c'est tout un art... de vivre.

si ça vous angoisse, pas de panique : je vais partager tout ce que j'ai trouvé : 

J'ai prévu pour vous l'onglet "Do it Yourself"

et l'onglet : "I do it for you" (but you pay un petit peu, c'est correct, non ?)

Bobby Lapointe - L'Hélicon

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