A propos de Lui

Ce n'est plus la peur, non.

Je ne crois pas, non.

Je ne crois pas que ce soit la peur.

Quoi que ?

A propos de Lui, ça reste interdit, en moi.

Interdit de dire.

Encore plus d'écrire.



A propos de Lui, c'est coupable.

C'est honteux.

C'est sordide.

C'est violent.

A propos de Lui, il n'y a pas de coup.

Pas sur moi.

Il y a la violence, oui. Sans les coups.

Sur moi.

La violence, oui.

Sur nous tous.

Sur Lui, aussi.


A propos de Lui, je n'ai pas de preuve.

Restent les témoignages...

Restent les témoignages de ceux qu'il a mordu aussi...

Qui ne témoigneront pas, avec moi.

A propos de Lui, je n'ai plus rien à perdre.

Mais peut-être que si...

J'ai peut-être encore à perdre ceux qui savent.

Ceux ne témoigneront pas, avec moi.

Qui me rejetteront.

Encore plus.

Qui me condamneront.

Peut-être.


Peut-être que me taire permettra ma réhabilitation ?

Peut-être pas.

Mais envoyer mon texte, certainement

ma condamnation.


Parce qu'à Propos de Lui,

ce sont ses victimes,

qui sont condamnées.


A propos de Lui, ce fût une obsession.

A propos de Lui ce fût le plus grand de tous mes plein de vide.


A propos de Lui ce n'est plus important pour moi.


A propos de Lui, je crois qu'Il est mort.

Il a dû finir par tomber dans le grand trou de mon indifférence.

Peut-être qu'à force de creuser pour comment faire pour l'aimer malgré tout,

j'ai fais un trou d'indifférence

et mon texte serait son cercueil.

Bien au fond.

Sur lequel jeter ces dernières mottes de terre.

Une rose.

Une prière.

Oui, une prière.

Une belle.

Une de tout mon Amour

le plus grand.

Le plus noble.

Celui qui n'attendait rien en retour.

Inconditionnel.

Pour le chien.

En comprenant la rage.

La morsure.

La bave.

En envisageant d'abord la souffrance du chien qui a la rage avant de l'abattre parce qu'il a la rage.


Il a les yeux ouverts.

Déjà vides

Déjà durs.

Ouverts sur l'intérieur.


A moins que ce ne soit moi.

Son énorme tête

à plat sur le côté

Il regarde au loin.

A l'intérieur de Lui.


Ce n'est plus de la peur, non.

Je ne crois pas, non.

Je ne crois plus que ce soit la peur.


Quoi que ?...

C'est peut-être un choix.

Le choix qu'Il sombre

dans le trou

encore plus profond


de l'oubli.


J'allume une bougie.

Je fais cette prière.

Non une prière de demande :

une prière de Merci.

Sans autre église, que mon coeur d'enfant.

Une prière Bienveillante.

Sincère.

Lumineuse.


Parce qu'à Propos de Lui,

je n'y suis pour rien.



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