C'est la guerre

C'était peut-être encore la guerre au dehors.

Mais dans ces matins longs, la douceur de l'air était parfaite la lumière du jour était parfaite la légèreté du drap était parfaite la course du temps était parfaite je ne ressentais plus que la vibration d'un diapason à l'intérieur de moi le La d'une harmonie si dense sans larme ni souffrance.


Et dans ce chaos dans ce bruit dans ce monde où on ne savait plus ce qu'il aurait été bon de faire, de croire ou de penser dans cette panique générale j'avais attrapé trois gouttes d'harmonie, de simplicité.

Seulement trois gouttes.

Serait-ce assez pour supporter ce qui restait à venir ?

Et je ne voulais rien savoir de la guerre. Plus rien savoir de dehors Plus rien entendre plus rien comprendre être, seulement et puis sentir encore seulement encore ce La là dans mon corps

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