La guerre au chocolat

Bien. Donc, on a une guerre au chocolat Netflix. Résister, c'est boire une bière avec des copains à 18 heures et déserter c'est flâner un peu dans la nuit noire après 21 heures.

Ce vilain virus m'apparait de plus en plus sous les traits d'un artiste, finalement, pour aimer autant la nuit, les gens... Pour aimer autant les lieux d'échanges d'idées, les lieux où l'on se parlent, où on se rencontrent, où l'on partage...

Il dort entre 6 heures et 21 heures, tandis que les gens "bien tout comme il faut" font tourner la machine et s'abrutissent à alimenter le grand monstre.... Sacré petit virus.

Mais ce n'est pas complètement faux. Il est aussi dangereux qu'un artiste ou que ces poètes qui ont compris qu'on ne peut échapper à la mort et qui peignent la vie, le monde, de tout leur amour. Ces humains qui remettent en cause les choses, et nous accompagnent à réfléchir. Oui, je trouve de plus en plus qu’il a une gueule d’artiste, ce virus. En tous les cas, il ne traîne assurément pas dans les métros le matin. Il roupille, le virus. Il cuve le sang qu’il a bu toute la nuit. Il se repose d’avoir chanté, danse, aimé toute la nuit, l’artiste.

Pour ma part, il m'a fait comprendre tellement de choses, alors qu'il me traversait... Si ça se trouve, dans ma fièvre, Huxley me racontait "1984". A moins que ce ne soit Orwell. Une sorte de meilleurs des mondes.

Si ça se trouve je dormais. Si ça se trouve, je rêvais. Si ça se trouve, je rêve. Si ça se trouve, c'est juste un cauchemar. Un rêve si étrange... dans lequel l'humanité seraient un virus à abattre.

Un rêve cauchemardesque dans lequel il y aurait une décompensation paranoïaque des perchés du gouvernement, comme un truc obsessionnel qui ronge : "comment les faire taire, ces cons"

Un truc tellement obsessionnel qu'il n'y a plus de guerre ailleurs qu'ici. C'est fou. Il n'y a plus d'autres sujets que ce virus.

Tellement obsessionnel qu'il n'y a plus qu'un sujet. Une lutte. Un appel à une Nation Solidaire. Un seul mouvement. Une musique bien étrange qui s'allumera à 6 heures et qui s'éteindra à 21 heures. Une cadence. Militaire.

Bientôt un seul Livre ?

Dans mon île, je n'ai pas la télé. Dans mon Monde intérieur, je suis mon propre Gouvernement. Mon propre Dieu. Mon propre rêve. Dans mon île, l'océan respire. J'ai même vu une mouette qui se marrait bien. Je lui ai peint un petit air cynique. C’était la mouette de Gaston Lagaffe.

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